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Acte 1 : les protagonistes de la triste et belle histoire de la Burgondie et du combat pour en obtenir fidélité (en toute mauvaise foi) | 07 mars 2010

Sise au mitant du royaume, la Bourgondie est province recherchée et suscitait les convoitises en ses temps tourmentés. Oyez donc l'histoire du combat des deux François pour être Duc.
François de Vitteaux était fort impatient car fidèle du roi Nicolas le Petit il n'était que bailli en sa province de Burgondie, obligé de prêter allégeance à François de Pouilly, homme lige de Dame Martine de Lille, rivale de son suzerain. Quand vint le temps de renouveler l'hommage, ainsi que le voulait la tradition, il alla quémander chez Nicolas l'autorisation de porter le fer contre François de Pouilly, duc de Bourgogne. Adoubé, il rentra en ses murs, décidé à bouter hors des murs du palais ducal, celui qu'il ne nommait plus que le presque duc. François de Vitteaux était un homme grand, alerte, décidé sachant s'entourer à l'égal de son maître de personnes aux talents très divers. Son fidèle d'entre les fidèles se prénommait Marc, sire de Baigneux, homme lige il savait s'adapter aux circonstances et avait déjà rendu moult services à François. D'autres étaient venus des quatre coins du duché lui prêter main forte, ainsi, Jean-Pierre de Puisaye, réputé pour son goût du jambon des Pyrénées et sa défense des productions locales, défendait son candidat en ces terres éloignées du Palais.

D'autres encore étaient venus de la capitale, aider François en sa quête dont le principal était François à la longue figure. Le sire de Vitteaux allait sur les chemins, répétant avec conviction, la Bourgogne est une marque, la Bourgogne est une marque après avoir répété identité avec conviction en son mois de janvier. Mais il s'arrêta en ce chemin fort marri de la déconvenue du sire de Besson, allié du roi, pour le moment, qui avait usé et mésusé de l'identité en sa campagne. François de Vitteaux avait son Graal, la marque, il en usait sans parcimonie y compris à la foire du Lendit aux portes de Paris où vaches et veaux l'écoutaient ainsi que leurs maîtres. François de Vitteaux était un homme fort occupé en ces temps  tout comme son adversaire François de Pouilly.

Le sire de Pouilly était homme sûr de son fait, peu enclin à la dispute et à la criaillerie. Il avait su s'entourer de féaux mais le principal d'entre-eux , François de Dijon lui avait causé quelque souci. Le sire de Dijon avait souhaité faire alliance avec la Septimanie ce qui était forfaiture pour qui prêtait allégeance à Dame Martine. Sire François de Dijon sut renoncer à son projet pour ne pas heurter François de Pouilly dans sa quête, redevenir Duc. 

François de Pouilly s'en allait sur les chemins du duché, répétant, et moi, et moi, z'avez vu mon labeur : les coches sillonnent le duché, les escholiers s'en vont escholer, les maîtres reçoivent moult argent pour ouvrir forges et maintenir apprentis. Fier, il placardait sur tous les murs du duché, la gazette, proche du roi, qui l'avait fait prince en le royaume, grâce à l'usage de la cassette du duché . Seul, un regret ombrait son voyage à travers les contrées de la province. Quelques alliés étaient venus mais d'autres refusaient de l'aider en sa quête, être duc une fois de plus.

Philippe le Vert, sur son destrier, parcourait le duché, tonitruant ; fi donc, le duc allait voir qui était le suzerain réel du duché mais François de Pouilly resterait duc de toute façon. Devant les mines esbaubis des passants, il hurlait avec force moulinets que son blason recouvrirait le duché mais ne dessous de celui du duc actuel. Puis venait François de François, vêtu d'orange, psalmodiant sur les routes les Cantiques de Saint François du Béarn puisqu'il n'avait rien à dire.

Enfin venait Joël le sourcilleux était chevalier errant ; ceux qui l'ont approché, rapportent qu'il mettait en garde ses amis contre le poison instillé dans les armures par la male mort, louable intention. Nul ne sait ce qu'il est devenu. Il y eut également Julien, sire de l'indépendance et de l'indépendance, louable souci, et le dernier celui dont on ne parle pas même s'il est là.
Enfin, ô temps nouveaux, deux demoiselles s'étaient lancées dans la course à l'hommage. Gaillardes, elles allaient par les chemins escarpés, expliquer que les temps devaient changer, fol espoir. L'une était fille de lignée ancienne, d'une Dame Arlette, dont les légendes rapportent les dires, l'attention aux pauvres gens. L'autre était novice en la matière, s'était entouré dune troupe disparate. En chœur ils allaient répétant que les temps de l'allégeance étaient passés.

Mais les deux François regardaient cela du haut de leur munificence, assurés de leur puissance.





Publié par ducdebourgogne à 17:33:13 dans De la guerre des Francois.... | Commentaires (1) |

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